En bref. L’en-tête HTTP Link désigne des ressources liées par une URL cible et un paramètre rel qui décrit la relation.
Définition : L’en-tête HTTP
Link(HTTP Link header) exprime des liens typés entre ressources web dans un en-tête de réponse. Un lien désigne une cible et utilise le paramètrerelpour décrire sa relation avec la ressource qui fournit la réponse.
Points clés
- La RFC 8288, Web Linking, publiée en octobre 2017, définit le modèle des liens et leur syntaxe dans les en-têtes HTTP.
- Le registre des relations de lien de l’IANA définit
canonicalcomme la version privilégiée d’une ressource etalternatecomme une ressource de substitution au contexte du lien. - Au 17 octobre 2026, la documentation de Google sur les URL canoniques indique la prise en charge des en-têtes de réponse canoniques pour les documents non HTML, dont les PDF.
- La documentation de Google sur les versions localisées prend également en charge les en-têtes de réponse qui désignent des variantes linguistiques et régionales.
Comment s’écrit un lien typé ?
Selon la RFC 8288, la cible figure entre chevrons. Les paramètres sont introduits par des points-virgules, et rel est obligatoire. Le contexte du lien est normalement l’URL de la représentation associée à l’en-tête. Plusieurs valeurs de lien peuvent figurer dans un même en-tête, séparées par des virgules.
L’en-tête suivant correspond à l’exemple de lien canonique de la RFC :
Link: <https://example.com>; rel="canonical"; type="text/html"
Ici, canonical exprime la relation. L’attribut facultatif type donne une indication sur le type de média de la cible, c’est-à-dire le format de sa représentation. L’en-tête Content-Type de la réponse de la cible prévaut sur cette indication.
Le registre de l’IANA définit le sens des noms de relation enregistrés. Par exemple, next désigne la ressource suivante dans une série. Le choix d’une relation exige donc que sa définition corresponde au lien souhaité.
Comment un en-tête canonique s’applique-t-il à un document ?
Une URL canonique est l’URL privilégiée pour des contenus identiques ou très similaires. Les consignes de Google sur la canonicalisation donnent un exemple dans lequel la réponse d’un document Word désigne un PDF comme version canonique :
Link: <https://www.example.com/downloads/white-paper.pdf>; rel="canonical"
Google documente cette méthode uniquement pour les résultats de recherche web et recommande des URL absolues. Les annotations canoniques y sont décrites comme un signal fort pour la sélection d’une URL canonique. Pour un site qui propose le même contenu dans plusieurs formats, l’en-tête permet d’exprimer cette préférence dans une réponse non HTML.
Les mêmes consignes recommandent de choisir soit l’élément HTML canonique, soit la méthode par en-tête HTTP. Maintenir les deux augmente le risque d’envoyer des URL contradictoires. Une vérification de la configuration doit donc comparer la cible de l’en-tête avec tout élément canonique présent dans le document.
Comment les en-têtes désignent-ils les variantes linguistiques ?
Le paramètre hreflang indique la langue de la cible, ou sa langue et sa région. Le guide de Google sur les versions localisées utilise rel="alternate" avec hreflang dans la réponse à une requête GET pour une page, y compris pour les PDF. Son exemple contient les variantes linguistiques suivantes :
Link: <https://example.com/file.pdf>; rel="alternate"; hreflang="en", <https://de-ch.example.com/file.pdf>; rel="alternate"; hreflang="de-CH", <https://de.example.com/file.pdf>; rel="alternate"; hreflang="de"
Chaque version renvoie le même ensemble de liens, dont un lien vers elle-même. Les URL doivent être complètes. Le guide de Google exige des liens réciproques entre variantes : si deux pages ne pointent pas l’une vers l’autre, ces annotations sont ignorées. Il est donc nécessaire de vérifier la réponse de chaque variante lors du contrôle de la configuration.
Termes associés
Questions fréquentes
La réponse d’un PDF peut-elle contenir un lien canonique ?
Oui. La documentation de Google sur l’en-tête canonique inclut explicitement les PDF parmi les documents non HTML pris en charge. Vous configurez ce lien dans les en-têtes de réponse du serveur.
Une cible relative peut-elle figurer dans un en-tête Link ?
La RFC 8288 autorise les cibles relatives et impose aux analyseurs de les résoudre ; une URL de base figurant dans le corps de la réponse ne s’applique pas. Les consignes de Google sur l’en-tête canonique demandent des URL absolues.
Les variantes linguistiques doivent-elles utiliser des en-têtes distincts ?
L’exemple d’en-tête de Google regroupe les variantes dans un seul champ Link, séparées par des virgules. Vous incluez chaque variante dans cet ensemble, y compris la version demandée.
Sources
- IETF, « RFC 8288: Web Linking », octobre 2017
- IANA, « Link Relations », mis à jour le 12 juin 2026
- Google Search Central, « How to specify a canonical URL with rel="canonical" and other methods », mis à jour le 10 juillet 2026
- Google Search Central, « Tell Google about localized versions of your page », mis à jour le 21 septembre 2026
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